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Virgin London Marathon (Part 2): Never Give Up

Le semi est passé, le coach JC s’éloigne petit à petit de moi. Rien d’anormal, il est sur un rythme de moins de 2h50. Je maintiens l’allure et sors mon second gel en prévision des « 1h30 de course ». L’ambiance sur The Highway est totalement dingue, quel bruit !!!!

Je profite du ravitaillement pour prendre une bouteille d’eau et j’avale immédiatement mon gel. Je sens d’un seul coup que la « poche d’énergie est vide ». J’espère que le gel va faire son effet mais je ne me fais pas trop d’illusions. Je sais que le manque d’entrainement des dernières semaines risque de se payer…. Je passe le 25ème km et le rythme a déjà légèrement baissé (4’11/km lors des 5 derniers km). Certains coureurs commencent à marcher, je les invective et m’invective aussi. Au passage du 26ème km, je comprends maintenant que ce n’est pas qu’un coup de moins bien. Il reste « un Paris Versailles » à courir, c’est le moment d’enclencher le mental…

L’ambiance redescend légèrement dans le quartier d’affaires « Canary Wharf », j’essaye maintenant de ne plus trop me fier au chrono mais aux sensations. Je suis conscient que l’allure ne fera que de baisser ou au mieux, se maintenir jusqu’à la fin de ces 42 km.  Je continue de boire un peu d’eau lors des ravitaillements même si je sens que mon corps a de plus en plus de mal à accepter la moindre chose. Le parcours emprunte un tunnel circulaire qui va faire totalement perdre le nord à ma Garmin pendant 7-8 km. Elle me dit maintenant que je suis sur une allure inférieure à 4’/km. C’est tout simplement impossible vu mon état. Aux alentours du 30ème km, j’entends les encouragements de Adrien, ça fait du bien mentalement, je lui fais signe que je suis cuit mais pas question de craquer, pas question de marcher ou encore pire, abandonner.

J’essaye de trouver une échappatoire en pensant à autre chose ou en comptant les bandes de la ligne bleue tracée sur le sol. J’en reviens toujours au même  point : le seul truc qui me fait tenir est que je ne peux pas lâcher après tant d’entrainement. Ça fait un an que je ne pense qu’à ce marathon lorsque je m’entraine. Pas question de passer au-dessus des 3h. Ce sera maintenant mon seul et unique objectif. L’ambiance remonte d’un coup en revenant sur The Highway et restera complétement assourdissante jusqu’à la fin du parcours qui longe la Tamise. Je suis maintenant dans ma bulle, dans un état second. Il reste 10 km, je suis au bord des crampes mais je sais que je ne lâcherai pas. Pas question, pas aujourd’hui. J’ai l’impression de me faire énormément doubler mais je double encore quelques personnes avec pour certains, un état proche de l’abandon.

Pour avoir reconnu le parcours la veille, je sais que la fin est proche. Un rapide calcul et je me rends compte que je serais normalement tout juste sous les 3h si je maintiens le rythme. En espérant qu’une crampe ne survienne pas entre temps… Virage à droite devant Westminster, je longe St Jame’s Park. Il reste moins d’un kilomètre. Ça devrait passer pour quelques secondes, j’ai l’impression d’être « au bout de ma vie » tellement la fatigue est présente. Moins de 400m, un tour de piste, virage au plus court devant le château royal pour gagner quelques précieuses secondes. Je vois la ligne d’arrivée et les 2h59. Purée c’est bon, j’ai réussi ! Je n’ai pas battu mon record obtenu lors du marathon de Rome  mais je m’en fiche totalement. Je franchis la ligne en 02:59:52, 8 petites secondes qui sont pour moi extrêmement importantes. C’est avec un « big smile » que je reçois la jolie médaille et le sac de ravitaillement qui me parait bien lourd à ce moment.
Je profite des photographes de la course et du point de rassemblement « Sportifs à Bord » pour immortaliser le moment. Je suis fatigué mais tellement heureux J
Je profite maintenant de cette fin de récit pour remercier tous ceux qui m’ont supporté (dans les deux sens du terme) lors de la préparation ou lors de la course. Merci au coach JC avec qui j’effectuais ma dernière course, j’avais un rêve qui me paraissait impossible en commençant le coaching : courir un marathon en moins de 3 heures. C’est chose faite, et par deux fois !
Une récupération bien méritée J

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